Meta est sous le feu des critiques au Brésil, où se déroule dimanche le second tour de l’élection présidentielle. L’équipe de campagne du président Luiz Inácio Lula da Silva accuse le géant technologique de la tech de désavantager son parti lors de ce scrutin.
Selon Bloomberg, un juge électoral brésilien a depuis ordonné à Meta de ne pas interférer dans la diffusion de contenus politiques. Les Nations Unies et des responsables politiques américains ont également soulevé des questions quant au rôle de l’entreprise.
Lula contre Bolsonaro
Lula affronte Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, lors de ces élections. D’après les sondages, les deux candidats sont au coude à coude. La performance de leurs campagnes sur les réseaux sociaux pourrait donc s’avérer cruciale dans cette dernière phase du scrutin.
L’équipe de campagne de Lula affirme notamment que son compte a subi des interruptions et que ses publications sur Instagram ont été restreintes. Elle accuse également Meta AI d’avoir refusé de prendre des photos de Lula, tout en produisant, selon elle, du matériel de campagne favorable à Bolsonaro.
Meta dément
Meta réfute toute partialité politique. Dans un communiqué du 16 octobre, l’entreprise a déclaré que les incidents mentionnés étaient dus à des problèmes techniques et non à une influence politique. Elle affirme avoir pris des mesures pour résoudre ces problèmes et garantir l’égalité de traitement pour tous les candidats.
Meta joue un rôle majeur au Brésil
Ces allégations provoquent des manifestations devant le siège brésilien de Meta à São Paulo. Des membres du Congrès américain, menés par Bernie Sanders, ont également adressé une lettre au PDG Mark Zuckerberg. Ils y expriment leur inquiétude face aux informations crédibles selon lesquelles les plateformes de Meta restreignent ou censurent les contenus politiques.
Jeudi, un juge brésilien a demandé à Meta et X de fournir une explication technique concernant leur rôle dans les élections.


